C’est un rêve de liberté qui m’a conduite en Amérique où j’ai fait des études pour passer un MBA de Kellogg – Northwestern University à Chicago. Un diplôme qui m’a permis d’exercer ensuite les métiers de conseil en stratégie et de direction des ressources humaines dans le secteur de la finance et des nouvelles technologies. Cela aux Etats-Unis, puis en Angleterre et enfin en France.

De retour au pays, quatre langues en poche, j’apprends aujourd’hui celle du retour à la terre, sans doute la plus difficile mais qui représente pour moi une sorte de retour aux sources puisque je suis issue d’une famille de longue tradition viticole en Auvergne. Et à Fleurie où je suis aujourd’hui propriétaire viticole n’est autre que le contrefort du Massif Central…

C’est ainsi que j’ai passé vingt ans dans l’univers de la technologie de pointe pour aller à celui plus composite, du vin. Dans les faits, un passage des vendanges à la stratégie d’entreprise, des vinifications à la direction des ressources humaines… En parcourant le monde, j’ai rencontré des vignerons, visité leurs cuveries, dégusté de très nombreux vins jusqu’au jour où je me suis sentie prête à sauter le pas pour faire mon propre vin. Ma terre d’élection était alors la Provence où j’ai passé toute mon enfance et mon adolescence. Grenache et Syrah sont alors mes cépages rouges préférés, comme les Roussanne, Clairette et Rolle les cépages blancs qui restent chers à mon cœur.

Puis un jour, je me suis arrêtée dans le Rhône, précisément à Fleurie. J’ai eu un coup de cœur pour ce que je considère comme un des terroirs les plus beaux et plus complexes de France. J’y ai acquis le Château des Bachelards et ses vieilles vignes.

Ancienne propriété viticole des moines de Cluny, mon territoire s’étend dorénavant sur 11 hectares dont 6 hectares à Fleurie d’un seul tenant autour du château ceint par un clos. A quoi s’ajoutent 1,25 hectares de Moulin-à-Vent et 2 hectares de Saint Amour. Challenge pour challenge, le Château des Bachelards élaborera également du viognier et de la syrah.