Mon idée du bonheur ? Le bonheur est dans la vigne cours-y vite, cours-y vite, le bonheur est dans la vigne. Cours-y vite, il est à ta portée.

 Histoire

presseComme de nombreuses régions viticoles européennes dont la Bourgogne avec la fameuse Romanée-Conti ou le Clos de Bèze, le Château des Bachelards doit son existence aux moines bénédictins. C’est en effet vers l’an mil que les moines de l’abbaye de Cluny créent l’une des nombreuses filles de Cluny, l’abbaye d’Arpayé et choisissent de planter son vignoble sur le lieu-dit Les Bachelards. Ils dessinent ainsi le clos qui existe encore, avec la maison XVIIe et les dépendances de l’abbaye qui, elle fut détruite à la Révolution. C’est une famille de notables de la région, les Platet, qui rachète la maison et son vignoble toujours ceint d’un mur. Fait exceptionnel, la famille Platet devenue ensuite Lombards-Platet, resta propriétaire du Château des Bachelards de 1793 à 2007 ! Pendant cette longue période, le Château des Bachelards est classé parmi les meilleurs domaines de la région, ses terroirs sont jugés comme remarquables, bien situés et bien exposés dans la littérature viticole foisonnante du XIXe siècle et sa qualité est reconnue. En témoignent les médailles d’argent obtenues aux expositions de Lyon de 1872 et de Paris en 1878.

Le vignoble est certes replanté après le phylloxéra comme partout en France mais autre fait rare pour le Beaujolais, peu de pieds de vignes ont été arrachés depuis et encore aujourd’hui beaucoup de vieilles vignes du domaine datent de 1910, l’âge moyen des vignes allant ainsi de 60 à plus de 100 ans. Les replantations se sont faites systématiquement à partir d’une sélection massale et aujourd’hui le domaine est planté entre 9 et 10 000 pieds/ha. En 2007, un nouveau propriétaire reprend le domaine et le convertit à la culture biologique ce qui est rare dans le Beaujolais et fait ainsi du Château des Bachelards un précurseur en la matière.

En 2014, Alexandra de Vazeilles acquiert le Château des Bachelards, l’une des plus belles demeures traditionnelles du Beaujolais, un vignoble avec une grande majorité de très vieilles vignes, plantées avec un matériel végétal de premier ordre, le tout conduit en agriculture biologique. Son vignoble s’étend sur 8 hectares dont 6 hectares à Fleurie d’un seul tenant autour du château, le tout ceint par un clos. A quoi s’ajoutent 1,25 hectares de Moulin-à-Vent et 0,75 hectare de Beaujolais-Villages. Fleurie et Moulin-à-Vent sont deux AOC des Crus du Beaujolais. Le Château des Bachelards va également élaborer un Beaujolais blanc car Alexandra de Vazeilles aime le Chardonnay…

 Terroir & Géologie

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Le terroir du Beaujolais

Il n’existe pas un terroir du Beaujolais, mais deux.

Au sud de Villefranche-sur-Saône jusqu’aux portes de Lyon, les tranches de calcaires jurassiques et éventuellement les alluvions de la plaine donnent des vins agréables, des vins de soif qui portent l’appellation d’origine protégée « Beaujolais ».

Au nord de Villefranche-sur-Saône, les terrains sont beaucoup plus anciens, de cent millions d’années au bas mot, avec des terrains granitiques voire volcaniques. Les « dix crus » du Beaujolais et une grande partie de l’appellation d’origine protégée « Beaujolais-villages » sont situés sur ce socle issu d’un haut massif de l’ère primaire, aujourd’hui en grande partie disparu, mais qui affleure dans les grands crus.

D’un point de vue géologique, les dix crus se séparent en deux. La partie méridionale, de Brouilly à Chiroubles en passant par Côte-de-Brouilly, Régnié et Morgon, est installée sur les laves du carbonifère et de vieux schistes. La partie septentrionale de Fleurie à Saint-Amour en passant par Moulin-à-vent, Chénas et Juliénas, prospère sur la roche granitique.

Le terroir de Fleurie

La spécificité du cru Fleurie est l’omniprésence de granite rose qui s’est formé il y a 300 millions d’années lors de la formation de la chaine hercynienne. Enfoui sous la chaîne de montagne, il est apparu lors de l’érosion quasi-complète de la chaine hercynienne et le terroir de Fleurie est parsemé de ces petits cailloux roses aux arêtes acérées qui lui donnent une terre pauvre où la vigne peine à survivre. Le granite rose qui est composé de mica (couleur noire) de quartz et de feldspath à l’origine de la couleur rose, donne au vin de Fleurie cette diversité florale unique qui est à l’origine de son nom.

Dans les impressionnants coteaux couronnés par la chapelle dédiée à la Madone, la vigne est plantée directement sur la roche mère granitique, d’où des vins plus ciselés aux couleurs vives. Plus bas, la terre est un peu plus riche en argile, ce qui engendre des vins plus complets et plus complexes aux robes plus foncées. Mais tous partagent cette même harmonie et complexité aromatique qui les rendent uniques avec de belles capacités de garde. C’est là que sont situées les parcelles du Château des Bachelards..

 Comtesse Alexandra

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Le bonheur est dans la vigne. Cours-y vite, il est à ta portée…

La vitesse nous fait oublier certaines évidences. La fulgurance du TGV m’a ainsi dévoyée du Beaujolais, l’une des plus anciennes et belles régions viticoles de France. Pendant des années donc, direction toute vers Avignon, son grenache et  sa syrah …

Je suis devenue vigneronne après des études de viticulture et d’œnologie effectuées à Beaune, et une formation à la dégustation dispensée à la faculté d’œnologie de Bordeaux, sous la direction du doyen Yves Glories, co-auteur du fameux traité d’œnologie avec le professeur Ribéreau-Gayon. J’ai poursuivi l’apprentissage de la dégustation à l’école Grains Nobles auprès de Bernard Burtschy et de Michel Bettane, deux grands dégustateurs de vin et deux éminents professeurs !

Pour comprendre l’élaboration et la magie des grands vins blancs de Bourgogne, j’ai effectué mon apprentissage au Domaine de Montille et au Domaine Roulot et ensuite, à Pauillac, au sein des équipes de Château Latour pour acquérir l’expérience de la vinification d’un Premier Grand Cru Classé de Bordeaux.

Jusqu’à ce qu’un jour, je m’arrête à Fleurie, au Château des Bachelards et ses vieilles vignes de gamay.

Pas une révélation donc, mais une certitude, j’appartiens à cette terre. Une terre viticole assise sur un socle primaire, le même que celui de ma famille en Auvergne, propriétaire viticole dans une région qui compte à l’époque (jusqu’au XVIIIe siècle) plus d’hectares que la Bourgogne.

Pourtant, par le hasard de l’arbre généalogique et des vicissitudes de la vie, mon grand-père, fils unique et orphelin, vend les terres familiales et se lance dans la fabrication de jouets miniatures en créant la marque Solido. Désormais, ses descendants vivront avec l’empreinte du vignoble passé et la réalité de l’activité industrielle. Une dualité vivace chez moi qui perpétue le goût familial pour la terre viticole et l’attrait nouveau pour le monde de l’industrie. Je passe ainsi 20 ans durant de l’univers de la technologie de pointe à celui, impressionniste, du vin. Dans les faits, des vendanges à la stratégie d’entreprise, des vinifications à la direction des ressources humaines.

Jusqu’à ce qu’au détour d’une lecture, je sois troublée par un aphorisme de Confucius : « On a deux vies. La deuxième commence le jour où on réalise qu’on en a juste une ». C’est entendu. Je n’en choisis désormais qu’une seule et renoue naturellement de plein pied -de vigne- avec les origines viticoles de la famille. Je cesse de sillonner le monde et travaille dans le vignoble provençal. Ce vignoble que je parcourais adolescente à vélo à interroger les vignerons, et qui, depuis, n’a aucun secret pour moi.

Pour rendre hommage à ma famille qui m’a donné ce goût du vin et de la cuisine, pour remercier les restaurants aux cartes de vins foisonnantes grâce auxquelles j’ai pu déguster les plus grands vins du monde, je crée Les Tables de la Comtesse, un guide révérencieux des restaurants gastronomiques de France et de Navarre. Je pense profondément que cuisine et vins ne font qu’un et sont les meilleurs alliés.

Mais l’histoire ne s’arrête pas là. En 2014, arrêt à Fleurie, découverte du  Beaujolais, du gamay, du Château des Bachelards comme on découvre ce qui est déjà en soi. Et l’histoire en fait quasiment des conscrits puisqu’à l’époque où la famille Brugerolles de Vazeilles est anoblie en 1188 par Philippe II Auguste, Capétien, pour faits d’armes, le vignoble des Bachelards est créé par les moines clunisiens, amateurs d’un vignoble d’une beauté désarmante.

Fleurie est un des Crus du Beaujolais, un des terroirs les plus qualitatifs et complexes de France.

Le vignoble du Château des Bachelards s’étend sur 8 hectares dont 6 hectares à Fleurie d’un seul tenant autour du château ceint par un clos. A quoi s’ajoutent 1,25 hectares de Moulin-à-Vent et 0,75 hectare de Beaujolais-villages. Les sols sont cultivés en culture biologique depuis 2008.

Il fallait que le présent renoue avec le passé. C’est chose faite. Je produirai au Château des Bachelards du Fleurie et du Moulin-à-Vent et également un Beaujolais blanc car j’aime le chardonnay… Tout un programme !

En savoir plus

 Journal des Vignes

Nouveau potager du Chateau des Bachelards

Foudre et barriques de 500 litres sont arrivés.

Et les beaux raisins mijotent tranquillement dans leurs nids…

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 Contact

Château des Bachelards
69820 Fleurie
Contact
Tel : + 33 (0)6 89 15 80 46

Nous serons ravis de vous recevoir au château, sur rendez-vous.




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www.maritonnes.com

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